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Fréquence de torsion de l'eau oxygénée dans l'infra-rouge

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Paul-A. Giguere

Résumé du colloque

Bien que la structure moléculaire de l'eau oxygénée puisse être considérée comme définitivement établie à la suite de recherches tant expérimentales que théoriques, le spectre d’absorption de cette substance n’a pas encore été élucidé. Bailey et Gordon (Trans. Faraday Soc., 34 : 1133. 1938) étudièrent le spectre infra-rouge du liquide et de la vapeur entre 2.0 et 12.0 µ. Ils trouvèrent quatre bandes d’absorption à environ 3,418, 2,870, 1,370 et 870 cm.-1. En se basant sur le modèle de Penney et Sutherland (J. Chem. Phys., 2 : 422. 1934) ils proposèrent, à titre d’essai, une attribution complète de ces fréquences, ainsi que des fréquences Raman déjà connues, aux vibrations fondamentales de la molécule. Toutefois cette attribution vient en conflit avec certains faits expérimentaux obtenus depuis, et en particulier avec les données du spectre Raman du peroxyde de deutérium (Fehér, Ber., 72: 1,778. 1939). Il semblait donc opportun de reprendre la question. Cette fois le spectre infra-rouge fut étudié sous dispersion moyenne entre 1.5 et 15.0 µ au moyen d’un appareil Beckman IR-2. La vapeur d’eau oxygénée à 99% était contenue dans un tube d’absorption de 50 cm. sous une pression d’environ 10 mm. à 80°–100° C. Pour le liquide, une couche de quelques microns entre deux plaques de chlorure d’argent poli fut employée. Les quatre bandes obtenues dans chaque cas ont des fréquences et des intensités relatives parfois assez différentes de celles de Bailey et Gordon. Enfin l’usage d’un spectrographe Beckman muni de pièces optiques en bromure de potassium a permis d’étendre le spectre du liquide jusqu’au delà de 20 µ. Il est apparu, dans cette région, une bande d’absorption de faible intensité à 18.5 µ qui doit être attribuée à la fréquence de torsion de l’eau oxygénée. Une nouvelle attribution des fréquences observées est présentée dans le tableau qui suit. Les décalages entre les fréquences dans le liquide et dans la vapeur concordent bien avec ceux que l’on trouve pour l’eau.

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Chimie
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