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Frontières de l'idée de République universelle

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Daniel Tanguay

Résumé du colloque

La renaissance moderne de l'idéal républicain et démocratique fut en partie liée à la fascination qu'a exercé sur plusieurs philosophes politiques la cité ancienne. On retrouve des traces de cette fascination dans leur réticence à envisager la réalisation politique de la démocratie dans de très vastes ensembles. À leurs yeux, le régime approprié aux vastes contrées très peuplées s'apparentait plutôt à la monarchie, ou pire encore à la tyrannie, qu'à la démocratie. Ils voyaient difficilement de quelle manière la vertu et la liberté politique pouvaient s'exercer dans une société qui n'était pas une société fermée de dimension modeste comme l'avait été la "polis" grecque. Or, cette tradition a subi une transformation radicale sous l'impulsion de l'universalisme propre aux Lumières. Depuis lors, l'idéal démocratique tend de plus en plus à se confondre avec celui de l'établissement d'une société ouverte qui conduirait à terme à l'instauration d'une République universelle. Ce projet universaliste a certes pour lui la logique et la cohérence des principes, mais son oubli des réticences autrefois exprimées relève de l'imprudence politique. Je me propose de passer en revue certaines de ces réticences et de montrer en quoi elles peuvent être une invitation à la prudence pour les tenants de l'idée de République universelle.

Contexte

manager icon Responsables :
J. Yvon Thériault
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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