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Gauvreau, Lapointe, Giguère : l'écriture des excès

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Corinne Larochelle

Résumé du colloque

Claude Gauvreau, Paul-Marie Lapointe, Roland Giguère. Trois noms liés à la révolution tranquille initiée, en 1948, par la publication de «Refus Global». Une révolution qui s'est traduite, en littérature, par le besoin de marquer une rupture avec le passé, de prôner de nouvelles valeurs tant sur le plan collectif que privé. Chez ces trois poètes, l'espérance d'un renouveau se traduit par l'expression d'une subjectivité où dominent la révolte et l'érotisme (en particulier chez Gauvreau et Lapointe). Or, si la fonction éthique a une place de choix aux lendemains de la Grande Noirceur, la fonction esthétique n'est pas pour autant escamotée. Très stylisée, l'écriture de ces trois poètes s'aventure dans l'excès, dans l'éclatement du sens jusqu'à faire surgir, notamment chez Gauvreau, la mort du signifié. En nous attardant à «Étal mixte» et autres poèmes (Gauvreau), «Le Vierge incendié» (Lapointe) et «La Main au feu» (Giguère), nous verrons quelles sont les marques énonciatives (déictiques, temps de verbes, isotopies) de cette subjectivité par laquelle les poètes expriment le désir de subvertir le langage et les conventions de toutes formes. Si les stratégies varient d'une œuvre à l'autre, elles tissent également des liens qui permettent d'envisager ces trois œuvres comme un ensemble cohérent et représentatif d'un moment décisif de l'histoire littéraire québécoise.

Contexte

manager icon Responsables :
François Dumont
host icon Hôte : Université Laval

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