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Genèse des mouvements orofaciaux rythmiques lors du sommeil

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Gilles Lavigne

Résumé du colloque

Lors du sommeil, près de 55 % de la population normale présente du mâchonnement caractérisé par des automatismes masticatoires rythmiques (3 contractions et plus à une fréquence de 1 Hz). Toutefois, certaines personnes présentent ce type d'activité avec des grincements de dents lors du sommeil. Il s'agit alors du bruxisme nocturne qui a une prévalence de 13 % chez l'enfant, de 6-8 % chez l'adulte et de 3 % chez la personne âgée. Ces deux types d'activités spontanées présentent des similarités et des divergences. Le mâchonnement survient environ 1.6 fois par heure de sommeil, alors que le bruxisme est observé 5.4 fois par heure. Des microéveils sont associés aux deux activités, mais de façon plus marquée avec le bruxisme où il y a deux fois plus de réponses EEG, ECG et EMG. De plus, le bruxisme serait sous l'influence de variables comportementales (ex. : anxiété) et des monoamines (ex. : DA, NE, 5 HT). Bien que chez l'humain le mécanisme neurophysiologique impliqué dans la genèse des mouvements orofaciaux spontanés soit inconnu, des évidences récentes obtenues chez l'animal permettent de croire que certains circuits neuronaux auraient un rôle important. En effet, nous décrirons les évidences suggérant que certaines structures du tronc cérébral et de la formation réticulée médiane (ex. : pontis oralis et caudalis, gigantocellularis), associées à la modulation des états de sommeil actif (paradoxal ou REM), sont aussi impliquées dans l'activité phasique ou l'inhibition tonique des motoneurones du système trigéminal lors du sommeil et probablement du bruxisme.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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