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Génétique et pharmacologie : un mariage qui fait beaucoup de sens dans le traitement de la maladie d'Alzheimer

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Judes Poirier

Résumé du colloque

Avec la fin du programme de séquençage du projet du Génome Humain prévu pour l'an 2001, une question fondamentale est apparue à l'horizon : qu'allons nous faire de toute cette information génétique pour laquelle nous n'avons absolument aucune fonction biologique connue? L'une des approches expérimentales qui gagne de plus en plus en popularité ces derniers mois est l'analyse des variances génétiques (polymorphismes) qu'on retrouve communément dans la population humaine et dont l'expression affecte aussi bien la toxicologie que l'efficacité thérapeutique de nouveaux médicaments. On parle alors de la pharmacogénétique d'un médicament. C'est précisément dans ce contexte que nous allons aborder le rôle des différents polymorphismes de l'apolipoprotéine E, une protéine de transport impliquée dans le contrôle de l'homéostasie lipidique cérébrale. La forme E4 du gène représente le plus important facteur de risque jamais identifié pour le maladie d'Alzheimer. Nous allons discuter de l'impact de la présence de l'allèle E4 sur l'efficacité thérapeutique de quatre médicaments anti-démence déjà sur le marché ou sur le point d'être commercialisés. Nous allons aussi aborder le rôle de l'apolipoprotéine E qui agit comme modulateur de la pathologie, de l'âge de début et de la vitesse de progression de la maladie d'Alzheimer. Finalement, nous discuterons de résultats préliminaires obtenus récemment chez l'humain qui montrent que l'activation de la production d'apolipoprotéine E cérébrale dans la maladie d'Alzheimer change non seulement la progression de la maladie mais aussi la pathophysiologie de la maladie directement liée à l'amyloide cérébrale.

Contexte

manager icon Responsables :
Mario Tiberi
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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