pen icon Colloque
quote

Gestion publique, prise de décision et gestion intégrée du développement territorial

AG

Membre a labase

André Gagné

Résumé du colloque

La gestion des interventions publiques en vue du développement local et régional se fait à travers les actes et les gestes d’une foule d’organisations et d’entités intervenant à différents niveaux de gestion dans une perspective à dominante sectorielle. Le souci de l’obligation de résultats (une fois de plus!) et les enseignements de l’expérience nous incitent à rechercher un système de gouvernance susceptible de favoriser l’intégration et l’articulation des orientations, des stratégies et des actions en vue d’une gestion publique intégrée du développement territorial. Le système de gouvernance recherché, en ce qui a trait au processus de choix collectif et au domaine public, aurait avantage à reposer sur un cadre d’analyse et d’organisation compatible avec l’idée d’une pensée stratégique pour tenir compte de l’environnement et des défis auxquels nous sommes confrontés. Nous pouvons nous demander si nous retrouvons cette préoccupation dans les réformes administratives de l’administration québécoise, qui ont une influence significative sur la gestion des organismes locaux et régionaux. Plus particulièrement, prévoit-on une réelle articulation de la « sectorialité » et de la « territorialité » dans le système de gestion publique, compte tenu des situations décisionnelles et des niveaux de gestion ? La gouvernance publique territoriale est confrontée à un défi de taille dans le contexte de la nouvelle gestion publique associée à la réinvention et à la reconception des missions et fonctions de l'État. Dans la mouvance des remises en cause, peut-on anticiper un équilibre plus satisfaisant entre les préoccupations sectorielles et territoriales en vue d'une meilleure intégration et coordination des interventions des organisations ? Pouvons-nous, et voulons-nous, aller au-delà de la « gestion territoriale sectorialisée ». En conséquence, est-il raisonnable d'envisager sérieusement une articulation mieux assurée entre l'organisation sectorielle et l'organisation territoriale des actes et des gestes destinés à soutenir les efforts de développement social et économique ? Il convient de rappeler que le poids historique de la sectorialité et les caractéristiques de notre système politico-administratif ne favorisent pas spontanément la gouvernance territoriale, d'où un cadre de gestion qui ressemble davantage à un système « en piquets de clôture » qu'à un système intégré sur une base territoriale. Dans le contexte de la réforme administrative, il apparaît pertinent de faire une réflexion exploratoire sur quelques points importants que nous inspire l'expérience des trente dernières années et l'enseignement que nous en tirons. En conséquence, il est proposé de considérer, dans un premier temps, les aspects suivants : les éléments de base de la gouvernance et de la prise de décision, les rationalités et critères de prise de décision, les opérations non-marchandes et la médiation politique, la gestion des externalités et la masse critique, l'intérêt d'une pensée stratégique territoriale. La gouvernance territoriale nécessite plus une action sur l'état d'esprit et le mode de pensée que sur les mécanismes et les méthodes, en vue de développer une mémoire collective reposant sur un équilibre plus satisfaisant entre la concurrence et la coopération.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :