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Giulio Paolini et la mémoire

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Nicolas Mavrikakis

Résumé du colloque

Nous n'osons jamais toucher ou approcher de trop près les œuvres de Paolini qui nous apparaissent comme fragiles. Que ce soient ces plâtres que nous avons peur de marquer du doigt ou de nos doigts, ou cette sculpture ailée, Aria, suspendue au plafond par des fils, ces œuvres semblent au bord d'un cataclysme. Parfois même, posée sur le sol gisent, sur notre passage, les fragments d'une colonne, l'accident semble s'être déjà produit, à l'instant. La logique du traumatisme de la catastrophe est bouleversante. Si le drame s'est produit il peut se reproduire, s'il ne l'a pas été, il peut se produire. Une nouvelle logique se place, celle qui fait que le passé ou le futur d'un accident sont toujours dans le présent par le cauchemar de demain. Tout comme les cataclysmes, les œuvres de Paolini se prêtent aux structures de l'archéologie de l'histoire de la mémoire. En effet, tout comme l'archéologie, Paolini fait ressurgir du passé les œuvres, telles les sculptures antiques. Dans cette remémorisation, dans cette re-présentation se pose le problème du sens, de la signification. En fait c'est le problème de l'écriture de l'histoire de l'art, avec ses événements, ses bouleversements et ses significations en perpétuel changement que pose l'œuvre de Paolini.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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