Gouverner par l'écrit. La systématisation de la collecte d'information chez les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem aux XIVe et XVe siècles: l'exemple provençal
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Résumé du colloque
L'État moderne, au sens où on l'a défini récemment (F. Autrand et alii, 1991) est bien loin de moyens d'une tout autre finalité que ceux dont on s'était contenté à l'âge féodal. En France, les règnes fondateurs de Philippe-Auguste (Baldwin, 1986) et de Philippe le Bel (Favre, 1978; Barber, 1982) et en Provence, ceux de Charles Ier (Baratier, 1969) et de Charles II (Lavoie, 1970; Hébert, 1986), établissant, puis organisent un État en voie de devenir souverain. La papauté d'Avignon n'est pas en reste, de même que les ordres militaires qui lui sont rattachés. Mon propos est de montrer dans quelle mesure les vastes entreprises ordonnées sur les mêmes, puis sur les hospitaliers en Provence relèvent de cette nouvelle façon de faire, où l'information écrite, soigneusement transcrite et conservée, devient un puissant levier du pouvoir. Comment aussi, par nécessité sans doute plus que par mimétisme, l'ordre de l'Hôpital lui-même en vient à systématiser les enquêtes en leur donnant une périodicité fixe. A cet égard, le magistère fondateur est celui de Philibert de Naillac (1396-1421), dont l'œuvre législative nous est conservée, avec des annexes dans un fort registre encore inédit, conservé à Marseille.
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