pen icon Colloque
quote

Grandeurs et misères de l'innéisme : le destin tordu du concept d'innéisme et son impact pour la psychologie évolutionniste

PP

Membre a labase

Pierre Poirier

Résumé du colloque

Dans sa forme la plus influente (Tooby et Cosmides, 1997), la psychologie évolutionniste fait un usage essentiel du concept d’innéisme, notamment par le biais de la notion de "module cognitif inné". Or la majorité des biologistes et des philosophes de la biologie considèrent le concept absolument dépassé. Comme nous l’avons déjà soutenu ailleurs (Faucher et Poirier, 2001), la psychologie évolutionniste, en tant que théorie interdomaine, doit s’assurer que les concepts qu’elle tire d’autres sciences sont et continuent d'être soutenus par celles-ci. Est-il possible de concilier les critiques des détracteurs du concept d’innéisme avec les thèses centrales de la psychologie évolutionnistes ? Ne pourrait-on, à la lumière des connaissances actuelles en biologie, reconstruire le concept d’innéisme de manière à sauver les thèses évolutionnistes ? Nous considérerons et rejetterons deux reconstructions du concept, soit en termes de "canalisation" (Ariew, 1999) et de "retranchement générateur" (Wimsatt, 1999), mais soutiendrons que ces deux concepts désignent des phénomènes biologiques réels mais distincts l’un de l’autre et, surtout, distincts du phénomène que prétend saisir le concept d’innéisme. Sur cette base nous tentons de déterminer si, comme le soutient Griffiths (à paraître), le concept d’innéisme ne recouvre pas un ensemble de phénomènes biologiques (évolutionnistes et développementaux) distincts et, partant, s’il ne faudrait pas militer en faveur de son élimination. Pour conclure, nous déterminons les conséquences qu’aurait une élimination du concept sur la psychologie évolutionniste.

Contexte

manager icon Responsables :
Stéphane Courtois
host icon Hôte : Université Laval

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :