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Résumé du colloque
Le roman postmoderne québécois est deux fois spéculaire : tissant de vastes réseaux intertextuels et autotextuels, il réfléchit encore un contexte socio-culturel où «survit» le sujet. Contaminé qu'il est par collage d'autres textes et recyclage de formes figées, Héloïse, roman d'Anne Hébert (1980), présente les principales caractéristiques formelles du texte postmoderne. Il s'agit donc de vérifier l'inscription du réel au sein des pratiques discursives qu'il développe, avant que d'affilier le roman hébertien au corpus postmoderne québécois. L'étude du stéréotype du vampire femelle, qui inscrit Héloïse dans une filiation littéraire, permettra d'examiner, au plan thématique, la dimension spéculaire de l'oeuvre et révélera l'«effet-idéologie» de la stratégie stéréotypale mise en oeuvre par l'auteure. La construction rhétorique du réel par le moyen du stéréotype greffe la fiction à une donnée référentielle que, paradoxalement, réfléchissent des stéréotypes fantastiques. Dans Héloïse, la représentation de la banalité, devenue impossible car le réel postmoderne n'est plus qu'un faire-semblant privé de son modèle, est «fantastisée». Il y a renversement de la pratique de l'emprunt en son contraire: au lieu que le fantastique, qui est un genre codé, dérive d'une transformation de la réalité, c'est l'hyperréalité que l'«hyperstéréotype» reproduit. Avec Héloïse, Anne Hébert donne un récit simulacre, reflet résiduel d'un réel disparu: récit paradoxal d'une réalité paradoxale et manifeste non dogmatique de la Postmodernité.
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