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Héritage et errance dans « La Seine était rouge… » de Leïla Sebbar

KS

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Karin Schwerdtner

Résumé de la communication

Il est de ces souffrances, de ces affrontements, qu’on ne doit jamais oublier. Tel serait le cas pour la violente répression policière du 17 octobre 1961, celle de la manifestation organisée à Paris pour protester contre le couvre-feu imposée aux Français musulmans. L’État a pourtant voulu nier cette répression ; familles et témoins ont voulu l’oublier. Lutter contre l’oubli exigerait alors des héritiers de ces silences des "errances" obstinées Cette communication examinera l’hypothèse selon laquelle "La seine était rouge…" de Leïla Sebbar privilégierait l’errance de trois jeunes personnages cherchant à faire état de la parole – et de ses ratages et ses ruptures – des participants du 17 octobre 1961. Cette errance décrirait les fugues, revendications, et enquêtes acharnées des personnages tout en évoquant avec justesse les tensions (doutes et mouvements) héritées des acteurs de cette journée. Elle indiquerait en même temps la nature légitimement hésitante et aléatoire de tout récit en la matière (de toute transmission verbale de l’héritage douloureux) : comment mieux représenter les efforts pour rendre la parole à un passé difficilement restituable qu’à travers un récit qui, en croisant les perspectives, voix et formes d’expressivité, tiennent autant à l’aveu qu’au secret, au script de documentaire et à l’audiovisuel qu’à la fiction ?

Résumé du colloque

Non; ne s’applique pas.

Contexte

host icon Hôte : Université d’Ottawa

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