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Histoire des femmes en France comme une proposition stratégique

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Maria Solarska

Résumé du colloque

Question de rapport des féministes de la 3e vague à celles qui les ont précédées peut être examinée, en un sens presque littéraire, par le biais de la pratique historiographique appelée l'histoire des femmes – un phénomène qui est enraciné profondément dans le mouvement des femmes. Au point de départ on admet les trois fonctions importantes (réciproquement liées) de l'histoire dans une société : fonction de la mémoire qui a son importance pour (deuxième fonction) la construction d'identité qui, ensuite, fait partie de fonction critique. Cette dernière paraît être fondamentale. L'histoire – l'écriture historique – est un produit de son temps et peut-être elle nous dit plus de ce qui concerne la société au sein de quelle elle est écrite, que de ce qui concerne la société qu'elle décrit. Pourtant, elle effectue un travail critique spécifique par rapport à l'ordre du monde présent. Il s'agit d'une opération suivante : histoire, qui a son point de départ (de sa réflexion) dans sa contemporanéité, est poussée, par la logique de sa démarche, à mettre en doute justement ces catégories qu'elle utilise et, en conséquence, l'ordre qui s'appuie sur elles. Il semble intéressant d'examiner dans ce contexte les trois livres sur les féminismes français en 20e siècle – Ch. Bard Les filles de Marianne. Histoire des féminismes 1914-1940, S. Chaperon Les années Beauvoir (1945-1970) et F. Picq Libération des femmes. Les années-mouvement – en demandant : quelle mémoire retrouvent-ils ? quelles stratégies identitaires proposent-ils ? est-ce qu'ils peuvent servir de cartes de résistances possibles ? à quel point mettent-ils en doute une vision du monde établie ?

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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