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Historique, distribution et impact des insectes sur les forêts québécoises

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Bruno Boulet

Résumé du colloque

Les conditions uniformes qui règnent souvent dans les plantations (essence, âge, densité, etc.) favorisent la prolifération de plusieurs espèces d'insectes, mais leurs effets sont généralement circonscrits. Les perceurs des pousses et les défoliateurs grégaires sont ceux qui attirent le plus l'attention des producteurs. Comme très peu de plantations au Québec sont parvenues à maturité, les insectes s'en prennent surtout aux arbres âgés de six à vingt ans, poussant dans un site qui leur convient mal. Les insectes qui ravagent les plantations passent généralement inaperçus dans les forêts naturelles en croissance. Par contre, quelques défoliateurs endommagent sérieusement de grandes étendues de forêt naturelle où les arbres sont parvenus à maturité. Or, ces insectes, dont les épidémies sont inévitables, sont les principaux rouages d'un mécanisme autorégulateur de la production primaire de la forêt. Ils font donc partie intégrante de l'écosystème forestier. La compilation des données d'archives a d'ailleurs permis de reconstituer l'évolution de plusieurs épidémies d'insectes forestiers, de dresser des cartes de susceptibilité et d'en mesurer les effets sur la forêt. Un regard sur le passé est nécessaire non seulement pour établir des priorités, mais également pour dégager les principes à intégrer aux pratiques d'aménagement destinées à préserver la diversité des écosystèmes. L'aménagiste forestier prend de plus en plus conscience qu'il doit intervenir à la fois sur la structure, la composition et la succession des peuplements ainsi que sur leur agencement dans le paysage forestier, afin de concilier les opérations de récolte de bois sur une base soutenue et les autres activités humaines qui découlent de la forêt. Par ses interventions en forêt, il doit donc tenter de reproduire les effets qui résultent des perturbations naturelles.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

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