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Immobilisation structurelle et indétermination grammaticale en sooninké

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Henri Wittmann

Résumé du colloque

Le sooninké est une langue parlée par une population du Sahel d'environ un million d'individus en voie d'alphabétisation dans leur langue. Dans leurs travaux, Bird et Kendall se servent du sooninké pour démontrer que les langues parlées par des populations analphabètes, en l'absence d'une technologie d'analyse par représentation graphique ou phonétique, n'ont pas recours à la catégorisation au niveau de l'organisation mentale des faits linguistiques par le locuteur. L'organisation mentale (dans la mesure qu'une telle organisation existe dans l'esprit du locuteur) serait marquée par des failles d'immotivation structurelle et d'indétermination grammaticale. À titre d'exemples, le comportement des continuantes au niveau de la phonologie ou celui des auxiliaires verbaux au niveau de la syntaxe ne serait pas motivable formellement par une règle associant à chaque structure une seule interprétation. Or, un examen des structures incriminées révèle que les conclusions avancées reposent sur des erreurs d'enquête sur le terrain et une mauvaise intuition relative à ce qu'une théorie linguistique peut et doit faire, que la preuve produite au soutien des arguments soit de nature interne ou externe. Le sooninké est une langue comme une autre et il reste à démontrer que des failles à la Bird et Kendall ont un équivalent quelconque dans la compétence linguistique non pathologique de locuteurs d'autres langues.

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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Titre du colloque :

Linguistique

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