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Résumé de la communication
On remarque que les émotions générées par certains événements négatifs optimisent la mémorisation de ces événements alors que le stress engendré par certaines circonstances nuit à la mémorisation d'informations encodées lors de ces situations. L'optimisation de la mémoire d'un événement perturbateur a été liée à l'impact de la norépinéphrine (NE) tandis que l'effet négatif du stress sur la mémoire a été lié à l'impact du cortisol. Or, il est connu que le stress, comme les émotions négatives, engendre la sécrétion simultanée de ces deux hormones. Aucune étude n'a encore mesuré l’impact spécifique, sur la mémoire, de chacune de ces deux hormones sécrétées parallèlement lors d'une émotion négative ou d'un stress. Cette étude vise à mesurer les effets des émotions perturbatrices et du stress sur la mémoire en bloquant les beta-récepteurs de NE du cortex et en inhibant la sécrétion de cortisol lors de situations expérimentales ayant démontré l'impact des émotions négatives et du stress sur la mémoire. Dans l’expérience 1, trois groupes de 12 sujets recevront soit un placebo, soit du propranolol (40 mg; bêta-bloqueur des récepteurs adrénergiques centraux) ou soit de la métyrapone (2x750 mg p.o.; inhibiteur de la synthèse de cortisol). Les participants visionneront des photos, accompagnées d'une narration, présentant une histoire émotive négative. Suivra un rappel "surprise" immédiat et différé des éléments constituant l'histoire. Dans l’expérience 2, trois autres groupes de 12 sujets recevront soit un placebo, soit du propranolol (40 mg), soit de la métyrapone (2x750 mg p.o.) et seront soumis à une tâche de discours public (situation stressante). Suite à cette épreuve, les sujets visionneront une histoire neutre, accompagnée d'une narration. Suivra un rappel "surprise" immédiat et différé des éléments constituant l'histoire. Des anovas seront effectuées afin de comparer la performance aux tests mnésiques immédiats et différés des trois groupes de sujets pour les deux expériences. Les résultats pourraient confirmer que les émotions négatives et le stress n’agissent pas, sur la mémoire, via les mêmes mécanismes neuropsychoendocriniens. Ceci soulignerait, entre autres, l'importance de l'utilisation de bêta-bloqueurs pour les patients atteints du syndrome de stress post-traumatique. La remémorisation constante des événements perturbateurs engendre une hausse de NE chez ces patients et optimise la mémorisation de ces événements. Administrer du propranolol empêcherait la mémorisation de ces expériences et diminuerait, théoriquement, les symptômes de ces patients.
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