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Impacts du gel racinaire chez des semis résineux en récipients sur la performance après plantation dans deux régimes hydriques du sol

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Daniel Dumais

Résumé de la communication

En pépinières, les dommages aux racines causés par le gel constituent une des raisons pour lesquelles des semis résineux destinés au reboisement sont rejetés par le ministère des Ressources naturelles du Québec (MRN). Il en résulte des pertes financières importantes pour les pépiniéristes. Par contre, si les semis ayant des dommages racinaires sont acceptés, leur performance risque d'être faible après la plantation. Des études en milieu contrôlé ont démontré que le gel racinaire a des impacts importants sur la croissance et la survie des semis. Les objectifs de cette expérience étaient : (i) d'évaluer les impacts du gel racinaire sur la phénologie, la physiologie et la morphologie de semis d'épinette blanche (Picea glauca [Moench] Voss), d'épinette noire (Picea mariana [Mill.] B.S.P.) et de pin gris (Pinus banksiana Lamb.) après plantation dans deux régimes hydriques et (ii) de déterminer un ou des seuil(s) critique(s) de dommages racinaires au-delà duquel ou desquels des pertes de croissance aérienne sont susceptibles d'être observées. Six classes de dommages ont été créées en exposant la motte racinaire des semis à des gels artificiels. Ces semis ont été plantés sur deux sites (humide, sec) situés dans la forêt boréale. Les résultats montrent : (1) que les effets observés varient quelque peu selon le régime hydrique et, parfois, selon l'espèce, (2) un retard de débourrement, une légère baisse du potentiel hydrique, un déclin de la photosynthèse, une teneur en azote plus faible dans les aiguilles, une baisse de croissance aérienne, et une hausse de mortalité avec l'augmentation des dommages racinaires, (3) une récupération racinaire importante sur le site sec, (4) aucun effet des dommages racinaires sur l'endurcissement. Selon cette étude, des semis d'épinette blanche, d'épinette noire et de pin gris avec respectivement moins de 56 %, 59 % et 38 % de racines vivantes suite au gel sont très susceptibles d'afficher des pertes de croissance aérienne après plantation sur site humide ou sec.

Contexte

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Biologie végétale
host icon Hôte : Université de Montréal

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Thème du communication :

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