pen icon Colloque
quote

Impossible retour au « pays natal »

GB

Membre a labase

Gaétan-Philippe Beaulière

Résumé de la communication

D’Ovide à Victor Hugo, le traitement que la littérature a fait de l’exil en a bien souvent fait une tragédie, tant et si bien que l’exilé est souvent associé systématiquement à la nostalgie, l’abattement, la prostration, etc. En revanche, depuis l’avènement du nouveau millénaire, plusieurs écrivains ont opté pour une représentation de l’exil rompant de manière nette avec cette tradition. Ainsi, l’exil est rapidement dépassé dans la littérature québécoise dite « migrante ». Les exilés refusent de voir leur rapport à leur pays d’origine comme étant de l’ordre d’un enracinement. Ils peuvent dès lors, sans toutefois faire table rase de leur passé, s’établir sur leur terre d’accueil, et « guérir » leur nostalgie. Cette communication se propose d’étudier un motif récurrent illustrant ce passage du déracinement à un deuxième état que l’ethnologie appelle le post-exil : l’impossibilité pour l’exilé de réintégrer son pays d’origine. L’étude de cette transformation dans La contrainte de l’inachevé d’Anthony Phelps me permettra de démontrer que la représentation contemporaine de l’exil invalide les grilles d’analyses traditionnelles de la critique – même le post-exil tel que défini par Alexis Nouss ne peut rendre compte adéquatement du traitement contemporain ce thème. Il s’agira donc de voir en quoi ce roman publié en 2006 incite à nuancer et enrichir la notion d’appartenance, ainsi que tous les concepts qui y sont liés, l’exil au premier chef.

Résumé du colloque

Nous ne planifions aucun événement ou activité de ce genre pour notre colloque.

Contexte

host icon Hôte : Université d’Ottawa

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :