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Inactivation de virus entériques par le chlore résiduel libre

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Michel Tremblay

Résumé du colloque

Nous avons comparé l'inactivation par le chlore résiduel libre de souches de poliovirus isolées de l'environnement (eau d'égout, potable) et de souches de laboratoire. Les réactifs et les suspensions virales utilisées étaient sans demande de chlore et la suspension virale était ajoutée à une eau contenant 0,01 M de CaCl2 et de l'hypochlorite de sodium (NaOCl) pour obtenir une concentration en chlore résiduel libre de 0,4 mg/l. Des échantillons étaient prélevés à intervalles réguliers (0,1,2,5,10,20 et 30 minutes) et le titre viral déterminé. Toutes les réactions s'effectuaient à 4°C. Le taux d'inactivation des souches de laboratoire non-vaccinales étaient constamment inférieur à celui des souches vaccinales. Ainsi le poliovirus type 1 (souche Sabin) était inactivé à 99,9% après une minute alors que pour le poliovirus type 1 (souche Mahoney) un temps de contact de cinq minutes était nécessaire pour obtenir la même inactivation. Certaines des souches isolées de l'environnement étaient plus résistantes à l'inactivation par le chlore que les souches de laboratoire. Des études sont actuellement en cours pour évaluer la sensibilité de rotavirus et du coxsackievirus. En résumé, il semble y avoir pour les poliovirus un large éventail de sensibilité au chlore. De plus, certaines souches isolées de l'environnement étaient plus résistantes face à la chloration que les souches de laboratoire. Ces résultats concordent avec ce qui a été décrit jusqu'ici dans la littérature.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

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