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Individualisme et société: le cas de l'homéopathie

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Odile Sévigny

Résumé du colloque

Quels liens les homéopathes, comme thérapeutes d'une médecine alternative illégale, donnent-ils à leur rôle clinique et social? L'émergence des thérapies alternatives apparaît pour certains comme un indicateur d'une société de plus en plus individualiste où chacun veut se sauver, sa santé et ses fragilités (Lasch, 1984, Castel,1981). Pour d'autres, leur essor traduit un changement de paradigme au coeur duquel l'individu en cesse de se replier sur lui-même, devient le principal acteur de transformations sociales (Ferguson, 1981, Capra, 1982). Sur le plan méthodologique, nous avons privilégié une approche qualitative inductive (Glaser et Strauss, 1967, 1987, 1992). Nous avons effectué 10 entrevues semi-directives auprès d'homéopathes montréalais non médecins : 1) ayant un nombre varié d'années d'expérience clinique, 2) pratiquant ou non diverses thérapies alternatives (acupuncture, ostéopathie, massages et autres). L'analyse préliminaire identifie trois facteurs au rôle clinique de l'homéopathe: le rôle de chercheur, d'éducateur et de thérapeute en relation d'aide. La dynamique entre les trois facettes du rôle varie chez les homéopathes. Elle tend néanmoins vers un même objectif: favoriser la transformation intérieure de leurs clients et développer leur autonomie et leur pouvoir personnel. Condition nécessaire, selon les homéopathes rencontrés, pour que puisse se concevoir un véritable changement social.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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