Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Résumé du colloque
L’idée de la communication est dans un premier temps d’aborder, de manière économique, trois points distincts dans les négociations sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et ensuite d’émettre des jugements de valeur quant à leur efficience relative, leur efficacité potentielle et leur équité ou inégalité. On divise le monde en cinq parties et on envisage d’abord la possibilité que les cinq groupes de pays collaborent comme s’ils formaient une seule unité en vue de trouver une solution coopérative optimale. On en déduit que, étant donné nos hypothèses de départ, l’efficience, même si elle semble mathématiquement possible et même si elle peut apporter une réponse importante en terme de réduction de CO2 (et partant, une efficacité certaine), entraîne sans conteste une inégalité dans l’effort environnemental au détriment des pays moins industrialisés. On décide ensuite de s’éloigner de l’efficience économique globale et de former des coalitions de groupes de pays (au sein d’une coalition, chaque groupe agit en fonction des intérêts communs et des compensations monétaires de ceux qui gagnent en formant cette coalition vers ceux qui perdent en y participant sont prévues pour assurer sa viabilité) afin de déterminer leur efficacité relative en terme d’importance de réduction de gaz à effet de serre. Comme dans le cas précédent, on remarque que lorsqu’on introduit un souhait d’équité ou à tout le moins un refus de transfert des pays pauvres vers les pays riches, aucune coalition envisagée ne peut tenir. On passe alors à un aspect de l’étude qui dépend moins de la science économique que de la politique et on part des principes négociés depuis la « Framework Convention on Climate Change » de 1992 jusqu’à la signature du protocole de Kyoto en 1997. On estime donc pour chaque groupe de pays l’impact, en terme de coûts et de bénéfices, et en terme de pourcentage de réduction de CO2 par rapport à une restriction zéro (Business-as-Usual), d’une stabilisation des émissions à hauteur de celles de 1990 dans les pays de l’OCDE avec et sans restrictions pour les pays hors OCDE, ainsi que l’impact économique et environnemental du protocole de Kyoto. On trouve encore qu’aucun de ces instruments ne peut se justifier de manière économique (efficience) mais que par contre, ils sont efficaces et bien plus équitables pour les pays en voie de développement. En quittant la sphère économique pure, on peut donc comprendre que le protocole de Kyoto (tel quel ou en y adjoignant quelques compléments) soit défendable pour l’environnement, sans pour autant être la panacée. On conclut enfin quant aux trois principes d’efficience, d’efficacité et d’équité. Premièrement, on fait remarquer que les hypothèses jouent un rôle prépondérant dans l’obtention des résultats. Ensuite, l’analyse coût-bénéfice se base sur des à-priori ou des jugements de valeur pour déduire des recommandations politiques (on est donc dans le domaine de l’économie normative) et cela influe encore sur les résultats. Enfin, l’économie n’a pas l’apanage de l’analyse de l’effet de serre et de la négociation entre pays. Elle est une discipline parmi d’autres disciplines (telles la physique, la chimie, les mathématiques, la sociologie, le droit, …) qui ont tout autant leur mot à dire dans ce domaine interdisciplinaire et il convient donc de relativiser la difficulté d’obtenir une solution optimale ou même sous optimale mais obligatoirement économiquement rationnelle à un problème aussi vaste.
Vous devez être connecté pour ajouter un élément à vos favoris.
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour continuer.
Outils de citation
Citer cet article :
MLA
APA
Chicago
Ajouter un dossier
Vous pouvez ajouter vos contenus préférés à des dossiers organisés. Une fois le dossier créé,
vous pouvez ajouter un article ou un contenu de la liste ou de la vue détaillée au dossier sélectionné dans la liste.