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Infertilité, décès périnatal : la souffrance physique et psychique du deuil d’enfant

MF

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Marion Fauconnier

Résumé de la communication

La contraception a profondément modifié le rapport à la procréation. Avec cette maitrise du corps et de la fécondité, l’enfant acquière un statut nouveau : il est le fruit du désir (conscient ou non). Pour certains, on espère longtemps une grossesse, avant d’attendre un enfant. L’infertilité appelle à son secours la médecine, sur laquelle est déplacée l’illusion de toute-puissance mise à mal par cette atteinte narcissique. La technique médicale, performante, renforce le clivage entre l’esprit et le corps. La multitude des procédures qui accompagnent l’aide à la procréation, parfois douloureuses pour le corps, occulte que la souffrance psychique n’est pas toujours la conséquence, mais parfois la cause de l’impossibilité de concevoir. Pour d’autres, la rencontre avec l’enfant attendu sera une rencontre avec la mort. Le deuil périnatal, que le décès ait eu lieu in utéro ou peu après la naissance, a cela de particulier qu’il atteint une femme dans son corps. A l’expérience contre-nature de la perte d’un enfant, s’ajoute la détresse de l’interruption du processus de maturation de la parentalité. Le vide soudain du ventre, qui n’est pas compensé par la présence physique d’un bébé, bouscule les remaniements psychiques qui accompagnent la grossesse. Désirs contrariés, désirs amputés, failles du corps rendues difficilement concevables par les progrès de la science, ces souffrances individuelles sont d’autant plus marquées que le corps social ne peut les penser.

Résumé du colloque

Nous ne souhaitons souligner particulièrement aucun événement ou activité, mais les conférences prononcées constitueront l'amorce d'un ouvrage collectif.

Contexte

manager icon Responsables :
Louise Blais
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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