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Influence de l’acide ascorbique sur l’activité de la surrénale au froid

LD

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Louis-Paul Dugal

Résumé du colloque

Dans des conditions défavorables « stress », la surrénale s’hypertrophie (phénomène facilement décelable par l’augmentation du poids de l’organe) et plusieurs auteurs admettent que cette hypertrophie correspond à une activité accrue du cortex surrénal et conséquemment à une augmentation de résistance vis-à-vis des agents endommageants. Nous avons déjà montré qu’il existe une relation directe entre la teneur en acide ascorbique de la surrénale et l’acclimatation au froid, et nous nous sommes demandé si l’hypertrophie de la surrénale, normalement observée dans les cas d’exposition au froid (expositions de courte ou de longue durée), était augmentée ou non sous l’influence d’un apport relativement considérable d’acide ascorbique. Contrairement à notre hypothèse, nous avons obtenu les résultats suivants : a) dans un cas d’exposition de courte durée au froid (72 heures, —3° C.), l’acide ascorbique empêche l’hypertrophie de la surrénale chez le rat, alors que cette hypertrophie se produit normalement chez les témoins : la différence observée est significative ; b) les témoins des deux groupes, gardés à température normale, ne montrent aucune différence ; c) au froid, les reins des témoins augmentent de poids, contrairement à ce qui arrive chez les rats recevant de l’acide ascorbique : ici encore, la différence est significative ; d) le même phénomène en ce qui concerne les surrénales s’observe et plus nettement encore dans les cas d’une longue exposition au froid (8 mois) ; e) la survie au froid des rats traités à l’acide ascorbique est nettement supérieure à celle des témoins ; f) le groupe qui reçoit de l’acide ascorbique au froid retrouve son poids initial environ un mois avant celui qui n’en reçoit pas ; g) chez les cobayes (longue exposition au froid), l’augmentation du poids de la surrénale est moins grande chez les groupes qui reçoivent plus d’acide ascorbique et qui réussissent mieux à s’adapter au froid ; h) la présence d’œdème au pénis est plus fréquente (6 : 1) chez les groupes qui reçoivent moins d’acide ascorbique. Tous ces résultats confirment, en faisant appel à des critères nouveaux, nos premiers résultats sur le rôle de l’acide ascorbique dans l’acclimatation au froid.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Biologie générale
host icon Hôte : Université Laval

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Titre du colloque :

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