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Influence des stéroïdes sexuels sur la neurotransmission dopaminergique au cerveau de rat : différences sexuelles

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Samir Ben Ameur

Résumé du colloque

Des évidences épidémiologiques et cliniques suggèrent une influence des estrogènes sur le seuil de vulnérabilité et l'expression clinique de la schizophrénie. Cette maladie se manifeste plus tôt chez les hommes que chez les femmes, avec un second pic de premières épisodes chez les femmes post-ménopausées. De plus, de nombreuses études reconnaissent la modulation des estrogènes sur les comportements médiés par le ganglion basal tels que les désordres extrapyramidaux et la maladie de Parkinson. Parallèlement, de multiples études biochimiques et comportementales chez les animaux observent un effet de ces stéroïdes sexuels, sur la neurotransmission dopaminergique au cerveau. Dans la présente étude, nous avons poursuivi notre caractérisation des différences sexuelles aux cerveau en comparant divers paramètres de l'activité dopaminergique au striatum de rats intacts mâles et femelles (se trouvant à différents stades du cycle oestral). Au striatum, la concentration de dopamine (mesurée par HPLC) était plus élevée chez les rates comparativement aux rats mâles (213.3 versus 162.0 ng/mg de protéines PÐ0.01) de même que la densité des récepteurs dopaminergiques D2 (D2Rs) des rats femelles était supérieure (17.2% PÐ0.05) à celle des rats mâles. De plus, nous avons observé que la castration (de 2 semaines) affectait différemment la densité des D2Rs selon le sexe; l'orchidectomie ne modifie pas la densité des D2Rs tandis que l'ovariectomie la diminue de 22% (PÐ0.01). L'affinité du ligand [3H]Spiperone utilisé pour marquer les D2Rs demeuraient inchangées. Les différences sexuelles rapportées dans la présente étude viennent s'ajouter à nos observations antérieures pour le transporteur de la dopamine (qui est en plus grand nombre chez la rate intacte) et suggèrent un effet stimulateur des estrogènes sur l'activité dopaminergique de la voie nigrostriée. Une meilleure compréhension de l'interaction entre les récepteurs dopaminergiques et les stéroïdes sexuels permettrait possiblement d'améliorer le traitement aux agents dopaminergiques, en tenant compte du sexe et de l'état hormonal de la personne.

Contexte

Section :
Endocrinologie
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Endocrinologie
host icon Hôte : Université McGill

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Titre du colloque :

Endocrinologie

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