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Inhibition de la biosynthèse des galactolipides à 4°C chez la tomate

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Claude Willemot

Résumé du colloque

La «maladie physiologique du froid» de nombreuses plantes, à des températures basses au-dessus de 0oC, semble reliée à une dysfonction des membranes cellulaires. Le phosphatidylglycérol du chloroplaste a été impliqué dans la plupart des espèces, à l'exception des solanacées, qui incluent la tomate. Nous avons analysé les lipides du péricarpe de 4 cultivars de tomates de sensibilité au froid différente dont ’New York 280’ (’NY’, tolérant) et ’Early Cherry’ (’EC’, sensible), pour clarifier la relation entre la composition des lipides membranaires et la tolérance au froid. À 4oC, la teneur en galactolipides, très insaturés, a fortement diminué tandis que celle des phospholipides a été maintenue. Le ratio di- monogalactolipide de ’NY’ était le double de celui des cultivars sensibles. Au froid, ce ratio a augmenté seulement chez ’NY’. Les acides gras libres se sont accumulés au froid tandis que la teneur en diglycérides était réduite. Ces deux fractions, très saturées, ne semblent pas dérivées des galactolipides. L'analyse de position des acides gras du monogalactolipide indique l'inhibition à 4oC de la biosynthèse des galactolipides eukaryotiques. Après incorporation d'acétate-14C à 20oC et à 4oC dans des disques de péricarpe, la radioactivité des galactolipides et des diglycérides a été fortement réduite à 4oC, tandis qu'elle s'est accumulée dans la phosphatidylcholine et les acides gras libres. Ces effets étaient plus prononcés chez ’EC’ que chez ’NY’. L'ensemble de ces données indique que la biosynthèse des galactolipides est inhibée au froid chez la tomate, en particulier l'acylation du glycérol-3-phosphate et le transfert de phosphatidylcholine polyinsaturée (précurseur de galactolipides eukaryotiques) du cytoplasme au chloroplaste. Une dysfonction de l'enveloppe du chloroplaste pourrait en être la cause.

Contexte

manager icon Responsables :
Martin Zuckermann
host icon Hôte : Université McGill

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