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Résumé du colloque

L'interaction des neutralinos avec la matière est extrêmement rare, et se fait par collision élastique. Seule l'observation du recul des noyaux frappés permet de les détecter. Etant donné leur très faible taux d'interaction, il est essentiel de réduire tous les types de bruit de fond à moins d'environ 1 coup/j/kg. La réponse des détecteurs à gouttelettes soumis à différents type de radiations montre qu'une réduction substantielle du bruit de fond est possible. En effet, il s'est avéré qu'à la température de la pièce, nos détecteurs ne sont sensibles qu'aux noyaux de recul suivant des collisions avec des neutrons ou des désintégrations alpha (e.g. dues à une contamination U/Th). Les détecteurs ne sont sensibles aux particules à ionisation minimale et aux gammas qu'à des températures très supérieures au régime d'opération normal (25ºC). De plus, le phénomène de nucléation spontanée causé par des instabilités thermodynamiques a été étudié dans une mine, à l'abri des muons cosmiques, sur le site de l'Observatoire de Neutrinos de Sudbury (SNO). Nous avons conçu le montage de l'expérience PICASSO de façon à optimiser l'élimination du bruit de fond : un blindage de paraffine absorbe les neutrons de l'environnement, et un flux d'azote sur le détecteur supprime la contamination au radon. La contribution du rayonnement cosmique est réduite d'une part en éliminant sa composante hadronique en situant le montage dans une salle couverte par une épaisseur de six mètres de terre, et d'autre part, en éliminant les neutrons créés par les muons cosmiques dans le blindage lui-même, à l'aide d'un système de scintillateurs plastiques, mis en anti-coïncidence avec le signal des détecteurs à gouttelettes.

Contexte

manager icon Responsables :
François Corriveau
host icon Hôte : Université de Montréal

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