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Investissements directs étrangers et développement durable : une analyse du rôle des compagnies minières canadiennes en Afrique

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Gisèle Bélem

Résumé de la communication

Depuis plusieurs années, l'industrie minière accroît ses activités dans les pays en développement. C'est au Canada que le plus de capitaux ont été mobilisés pour l'expansion de cette industrie à l'étranger (Brewer & al. 1997). Ce déplacement de l'industrie s'explique par la recherche de sites moins coûteux en termes d'exploitation, de réglementation et à la promotion des investissements à l'étranger. À l'international, les institutions internationales préconisent l'ouverture économique, le retrait de l'État et les programmes d'ajustements structurels en Afrique plus spécifiquement (PAS). Sur le plan local, les pays en développement, en concurrence pour recevoir les investissements directs étrangers (IDE), offrent un assouplissement des codes miniers. Dans les faits, les exploitations minières génèrent cependant des impacts économiques, environnementaux, sociaux et culturels importants et souvent négatifs (Reed, 2002). Les entreprises sont alors soumises à des pressions croissantes de la part de la société civile et d'ONG, pour un développement durable dont la mise en oeuvre requiert l'engagement d'une mosaïque d'institutions et d'acteurs dont l'État (Brodhag, 2003). Cependant, la libéralisation économique a entraîné le retrait de l'État qui a dû céder une part de sa souveraineté au secteur privé (Campbell, 1999). Ainsi, l'assouplissement des législations fait reposer la mise en oeuvre d'un développement durable sur les initiatives volontaires de responsabilité sociale. Dans cette étude nous évaluons deux cas, le Mali et la Tanzanie où les industries minières ont connu la forme de libéralisation la plus avancée dans le but de déterminer la contribution des IDE canadiens conjugués aux initiatives de responsabilité sociale corporative, à un développement soutenable. Il en ressort que dans le cadre législatif, fiscal et réglementaire actuel, les IDE miniers ne sont pas en mesure de contribuer à un développement durable en Afrique.

Contexte

Section :
Science politique
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Science politique
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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Thème du communication :

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