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Résumé du colloque
Nous nous proposons d'examiner ici les deux correspondances récemment publiées de Jacques Ferron, la première avec le psychanalyste Julien Bigras (Le Désarroi, VLB éditeur, 1988), la seconde avec John Grube (Une amitié bien particulière. Lettres de Jacques Ferron à John Grube, Boréal, 1990). Par les thèmes entrelacés, tant privés que collectifs ou politiques qui y sont abordés (famille, nation, folie), ces deux correspondances fournissent des matériaux bruts, un peu analogues à ceux qu'on peut trouver dans des séances psychanalytiques; elles jettent des éclairages intéressants sur la genèse de l'œuvre ferronienne. La relation épistolaire, par sa langue équivoque (Vincent Kaufmann), est un genre qui semble tout désigné pour susciter le transfert, une manière de "folie à deux", ces deux correspondances donnent à lire de nouvelles -us-entendue une double version des rapports de Ferron à l'altérité et à la folie, vers nos démêlés que nous par le destinataire respectif (réserve, méfiance, ou fascination, idéalisation). Les fées -- ses "pages de fou", comme les désignait Ferron, intitulent des nouvelles marginales qu'elles sont, déplaçant notre perception de l'auteur; nous tenterons ici de prendre la mesure de ce déplacement à partir de quelques séances significatives.
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