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Résumé du colloque
L'attitude de Ferron envers Borduas, les automatistes et surtout Claude Gauvreau était très ambivalente, oscillant entre moquerie et admiration. La moquerie se montre dans quelques "Historiettes" et dans la courte pièce la Mort de Monsieur Borduas; l'admiration, dans "Claude Gauvreau" et "les Salicaires". Ferron admirait surtout la fierté de Gauvreau, son intransigeance, et sa poésie qu'il comparait à sa propre prose et à ses compromis. Ferron et Gauvreau représentent deux pôles opposés de l'écriture de leur génération au Québec, deux notions radicalement différentes du langage. Ferron parle souvent de la nature nécessairement communautaire du langage, de la Bible. Les recherches radicalement individuelles, hermétiques de Gauvreau le coupaient de la communauté, le poussant inévitablement, selon Ferron, vers la folie. Et pourtant, cette folie était majestueuse, et le récit "Claude Gauvreau" fut rédigé au moment où Ferron délaissait ses préoccupations publiques et politiques pour se tourner vers des investigations plus personnelles en franchissant le "pas de Gamelin".
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