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Klingsor échappe-t-il à l'influence de Goethe?

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Jean Moisan

Résumé du colloque

Pour savoir si Klingshor représente une personnification de Goethe, on peut tenter d'établir un parallèle entre la Märchen de Goethe et celui de Klingshor. Les analogies entre les deux Märchen montrent clairement l'influence de Goethe sur Novalis. Mais cette influence est-elle décisive? Les différences entre les deux Märchen de Goethe, le conte de miracles (Munder) est introduit, ce qui montre qu'un versant se substitue derrière l'univers merveilleux. Chez Goethe, ce choix des architectes, des géomètres; chez Novalis, des fleurs et des rochers. L'univers des merveilles est régi par des lois mystérieuses; chez Novalis, l'homme est éclat, signe de la position condamnée par l'empirisme de Goethe. Tandis que Fabel, personnification de la passivité caractéristique de l'esprit, ne craint pas le soleil ni d'autre l'empire souterrain. L'univers des Märchen de Goethe est essentiellement terrestre, tandis que le Märchen de Klingshor a un côté astrologique et mythologique. Chez Goethe, le peuple se prosterne devant le prince, qui disparaît sans avoir communiqué avec lui. Chez Novalis, la vénération du peuple pour les souverains n'a rien de bas ni d'obéissance, la reine lance son bracelet dans la foule, signe d'alliance entre le souverain et le peuple. Ainsi Goethe est un homme de droite, qui a un respect presque excessif pour l'autorité, tandis que Novalis rêve d'une république imaginaire. Une conclusion s'impose: l'esprit du Märchen de Klingshor n'est pas gothéen.

Contexte

host icon Hôte : Université d’Ottawa

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