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La co-intertextualité

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Dominique Raymond

Résumé du colloque

Dans le cadre du Xe colloque de sémiotique de la francophonie Intertextualité, interdiscursivité et intermédialité, je propose d’élargir la notion d’intertextualité en approfondissant une relation textuelle, déjà perçue par Michael Riffaterre, que je nommerai la co-intertextualité. Le théoricien avait brièvement esquissé dans « Contraintes intertextuelles » la possibilité d’une correspondance entre deux textes vers un intertexte semblable. Plus précisément, je dirais que la co-intertextualité se définit par une relation triangulaire entre deux intertextes, étroitement liés, et un texte premier. Par exemple, un texte (A) contient une panoplie de marques intertextuelles correspondant à un texte particulier (B), qui devient de facto l’intertexte premier de (A). En analysant les autres allusions intertextuelles de (A), on constate que plusieurs correspondent à l’intertexte de (B), c’est-à-dire que les deux hypertextes travestissent les mêmes hypotextes (C). Schématisons : à gauche du triangle se retrouve (A), à droite (B), à la tête (C). Cette relation est intéressante et novatrice seulement si (A) et (B) ont une parenté spécifique. Ma réflexion théorique se base uniquement sur la théorie de Riffaterre pour son schéma triangulaire et l’inclusion de l’interprétant. Nous verrons que celui-ci, contrairement à ce que dit Riffaterre, n’est pas essentiel à toute relation intertextuelle. Afin de montrer comment la co-intertextualité se traduit dans une œuvre fictionnelle, je m’appuierai sur La décomposition d’Anne F. Garréta, texte typiquement oulipien, où l’intertextualité, plus qu’un simple clin d’œil au savoir littéraire, constitue une véritable contrainte.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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