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Résumé du colloque
Soulignant l'asymétrie logique qui existe entre la vérification et la falsification, Karl Popper propose la falsifiabilité d'un énoncé comme étant le critère de démarcation de la science. Ainsi, les théories scientifiques ne sont pas des énoncés de vérité mais des conjectures n'ayant pas encore été falsifiées. Il s'ensuit que l'accroissement du savoir n'est qu'un processus d'élimination d'erreurs. Popper transpose cette méthode négative dans la sphère politique. En démocratie, la question essentielle n'est pas de savoir «Qui doit gouverner?» mais «Comment pouvons-nous minimiser les dégâts causés par de mauvais dirigeants et les remplacer?». De la même façon, l'État démocratique ne doit pas viser à «maximiser le bonheur» mais à «minimiser les souffrances» des citoyens. Il existe donc une cohérence entre les conceptions épistémologiques et politiques de Popper. Mais quelle est la nature de cette cohérence? Comment doit-on l'évaluer? Notre hypothèse est que la pensée de Popper repose en dernière instance sur les valeurs éthiques de l'humanisme et du libéralisme, qu'il est possible de critiquer au regard de l'histoire contemporaine.
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