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La communication doit intervenir dès la conception des politiques, des programmes et des projets de développement

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Jean Giroux

Résumé du colloque

Des résultats concrets ont été obtenus, au cours des deux dernières décennies, par l’introduction de la communication dans les projets de développement. Il s’agissait de favoriser des changements de comportement et d’attitude susceptibles de faciliter l’acceptation de nouvelles conditions sociales ou économiques. Cependant, l’évaluation serrée de ces résultats indique que leur envergure restreinte et leur non prédictibilité les ont empêchés de prendre vraiment racine et de se maintenir. Pour accomplir les tâches complexes qui lui sont imposées par le nouvel environnement mondial, la communication pour le développement donne lieu, depuis septembre 1995, à une recherche-action selon une double démarche. Simultanément, les principaux acteurs canadiens du domaine veulent développer des partenariats interdisciplinaires entre et avec des chercheurs, des praticiens et des organismes canadiens et internationaux et promouvoir des actions communes au plan de l’advocacy auprès des preneurs de décision à tous les niveaux du développement international. L’hypothèse, ici, c’est qu’un rassemblement de chercheurs et d’intervenants engagés dans l’action et dans la réflexion sera à même de contribuer à la prise en compte de la communication pour le développement dans la prise de décision à tous les niveaux concernant des actions de développement. Le premier axe de recherche porte sur la distinction entre la fonction instrumentale de la communication et sa fonction structurante dans le développement. La communication instrumentale accompagne les programmes et les projets de développement à travers la promotion, la médiation, le support, la sensibilisation ou la diffusion. La communication développementale intervient dans la conception même du développement en mettant au premier plan la dimension humaine du changement technique, matériel, économique, social, politique, voire historique. La stratégie est de voir la communication comme un tout complexe dans lequel les dimensions humaines côtoient les composantes technologiques, économiques ou autres. Le deuxième axe de recherche porte sur le regard que les théoriciens et les praticiens portent sur eux-mêmes, sur leurs conceptions, sur leurs méthodes et sur les résultats de leur action. La création d’un réseau canadien et d’une organisation propre en communication pour le développement est le premier résultat attendu de la recherche-action.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

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