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La conciliation études-travail : une nouvelle réalité à gérer pour réussir son projet d'études postsecondaires

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Renaud Theriault

Résumé du colloque

Le travail rémunéré en cours d'année fait maintenant partie du mode de vie de la majorité de la population étudiante. Il est devenu « normal » et même valorisant de travailler. Pour un bon nombre d'étudiants, cette pratique est maintenant devenue un « mode de vie ». Au Saguenay-Lac-St-Jean. Selon une enquête réalisée en 2001-02 par le CRÉPAS (Conseil régional de prévention de l'abandon scolaire) auprès d'étudiants des niveaux secondaire, collégial et universitaire, plus de la moitié des étudiants du secondaire IV et V, du cégep et de l'Université du Québec à Chicoutimi occupent un emploi rémunéré pendant leurs études. Les intervenants scolaires de la région admettent que le fait d'occuper un emploi durant les études peut amener les jeunes à prendre des responsabilités et à développer leur autonomie. Toutefois, on constate que pour les étudiants qui vivent des difficultés à l'école et qui ont de faibles résultats, le travail rémunéré constitue un facteur de risque d'abandon scolaire. Il est donc nécessaire que les étudiants, les intervenants scolaires et les acteurs socioéconomiques identifient des actions concrètes afin de faciliter la conciliation des études avec le travail et de soutenir la diplômation des étudiants qui occupent un emploi. Plusieurs étudiants travaillent par nécessité, pour payer les frais de scolarité, de transport, de logement, de repas. Le travail rémunéré devient alors une condition d'accès aux études. Si ce n'est par nécessité, pour d'autres jeunes, occuper un emploi est un élément de valorisation qui leur permet de s'intégrer à la société, par l'acquisition d'une plus grande autonomie, d'expériences de travail et aussi des biens de consommation. Bien qu'il s'agisse d'une réalité complexe qui reste à documenter, le travail rémunéré des étudiants pendant l'année scolaire demeure tout de même un facteur de risque qui commande des interventions. Une approche préventive, plutôt que coercitive, semble dans le présent contexte la voie à privilégier, d'autant plus que le travail rémunéré des étudiants a aussi des impacts positifs, notamment en ce qui concerne le développement de l'autonomie et de compétences.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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