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La conservation des forêts passe par la mise sur pied d'un programme de suivi de populations d'espèces cibles en forêts protégées et aménagées

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Patrick Nantel

Résumé du colloque

Les utilisations humaines de la forêt entraînent des changements dans la composition et la structure des communautés forestières. L'exploitation forestière peut aussi amener l'extinction de populations locales d'espèces, particulièrement celles dont l'aire ou les effectifs sont restreints. Or, il existe peu de moyens (1) de prédire les changements de composition en espèces d'un écosystème ou (2) d'évaluer la vulnérabilité d'une population. Toutefois, avant qu'une population réduit ses effectifs, ses processus démographiques comme la croissance individuelle, la fécondité, la mortalité, subissent des changements. Le suivi et la prédiction de l'effectif de populations locales d'espèces cibles permettraient alors d'évaluer l'impact des interventions en forêt. Les matrices de transition sont de plus en plus utilisées en biologie de la conservation pour (1) prédire à court terme les effectifs d'une population, (2) évaluer la viabilité d'une population et (3) étudier l'effet de différents événements ou interventions sur le futur d'une population. Ce sont des modèles décrivant les processus démographiques et permettant d'explorer leurs conséquences. Les propriétés mathématiques de ces modèles sont bien documentées et les différentes statistiques démographiques qu'ils fournissent ont une signification biologique claire. Les forêts en territoire protégé sont appelées à jouer un rôle d'espace témoin pour l'amélioration des interventions en forêts exploitées. La mise sur pied de programmes de suivi de populations cibles dans ces forêts protégées de même que dans des forêts aménagées seront nécessaires si l'on souhaite (1) conserver les forêts protégées en santé et (2) construire des jalons permettant de faire des diagnostics écologiques précis des forêts aménagées.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

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