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La construction socio-historique de l'idée de communauté dans la modernité

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Patrick Vibert

Résumé du colloque

L'idée de "communauté" est traditionnellement comprise dans les sciences sociales et dans ses expressions politiques comme une alternative à la "société" d'origine libérale, mode contractualiste d'association fondé sur la volonté des individus concernés. D'où des définitions assises sur les liens "de proximité" (paradigme de la parenté) et leur extension moderne (l'ethnie comme mythe d'une origine commune). Or à l'étude, il convient de montrer que la notion de "communauté" n'a fait qu'étendre au niveau d'"individus collectifs" les qualités reconnues à l'individu moral moderne comme valeur prééminente : rationalité, conscience de soi, volonté propre. Cela est visible tant dans les philosophies "communautaires" du XIXè siècle que dans les sociologies "communautaristes" contemporaines, en passant par la genèse des sciences sociales (Tönnies, Durkheim, Weber par exemple). Loin d'être opposé à l'individualisme, le schème "communautaire" constitue en fait son "double" nécessaire, l'accompagnant comme "société des individus" englobante, le plus souvent implicite, et redéfinie comme "culture" ou "identité". Il conviendra de montrer qu'il faut concevoir heuristiquement deux niveaux différents : un plan premier, holiste, de constitution d'un "monde de significations communes", fondées sur l'institution socio-historique de l'individu moderne, et un plan second, "communautaire" (des "individus collectifs"), fournissant des "marqueurs identitaires", partage de caractéristiques "collectives" parce que d'abord "individuelles".

Contexte

manager icon Responsables :
Francine Saillant
host icon Hôte : Université Laval

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