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La création artificielle d'un gène

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Benoît Lachapelle

Résumé du colloque

La technologie du clonage implique la construction d'une molécule d'ADN modifiée par l'addition de plusieurs séquences (dont le produit est décrit comme ADN recombinant) et l'habilité de l'amplifier individuellement et indéfiniment. Cette technologie s'applique aussi bien aux procaryotes (ex. cellule bactérienne) qu'aux eucaryotes (ex. cellule de mammifère). Le clonage de l'ADN est possible par l'utilisation d'un vecteur, habituellement une bactérie, un virus ou une levure. Le choix du vecteur dépend de la taille de la molécule d'ADN à cloner: une bactérie pour moins de 15 kilobases, un virus pour 20 kb, un cosmide pour 40 kb et un YAC (chromosome artificiel de levure) pour 300 kb. Le vecteur devient alors chimérique, i.e. qu'il est constitué en partie du génome original et d'ADN "étranger". Un vecteur chimérique est construit par l'utilisation d'enzymes de restriction qui ont pour fonction de couper l'ADN à un site de reconnaissance. Ainsi, en coupant le vecteur et l'ADN à cloner, on peut joindre les extrémités pour former la molécule d'ADN recombinante. Une des caractéristique essentielle d'un vecteur est qu'il possède un ou plusieurs sites d'insertion (site d'insertions multiples) qui n'affecteront pas ses fonctions de base comme sa réplication ou sa sélection. Pour joindre efficacement les extrémités, on utilise une enzyme de ligation (ligase). Les dernières étapes, une fois le clonage terminé, consistent à la transformation du vecteur, sa réplication, sa sélection et son isolation.

Contexte

manager icon Responsables :
Thérèse Leroux
host icon Hôte : Université Laval

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