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La croissance du travail autonome au Canada et la complexité des transitions vers et hors de ce statut d'emploi

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André Beaucage

Résumé de la communication

Le travail autonome est souvent présenté comme la forme de travail atypique qui aurait connu au Canada la croissance la plus spectaculaire ces dernières décennies, notamment pendant celle des années 1990. Malgré les problèmes de définition de ce statut d’emploi, la plupart des observateurs s’en remettent aux données de l’Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada pour apprécier l’importance du phénomène et son évolution dans le temps. En nous appuyant sur les données longitudinales de l’Enquête sur la dynamique du travail et du revenu (EDTR) de la même agence statistique, nous proposons que l’importance globale et relative du travail autonome au Canada aurait peut-être connu une évolution différente, voire divergente, depuis le milieu des années 1990. Nous suggérons également quelques explications de ces différences dans l’appréciation de l’évolution du travail autonome, des explications qui font ressortir la grande complexité des données sur ce statut d’emploi. Cette complexité découle essentiellement de l’importante mobilité qui caractérise une forte proportion des personnes qui en font l’expérience. D’où l’importance d’analyser les transitions vers et hors du travail autonome et la longévité des expériences dans ce statut d’emploi. Nous proposons ainsi que la compréhension de l’évolution du travail autonome passe tout autant, sinon davantage, par une appréciation adéquate des sorties de ce statut d’emploi que par celle de ses entrées. Nous illustrons notre propos par l’importance et la diversité des transitions brutes annuelles des travailleuses et des travailleurs autonomes canadiens entre 1993 et 1998. Nous concluons néanmoins qu’une évaluation adéquate de la complexité de ces transitions doit reposer sur une distinction fine des statuts d’emploi et hors emploi et être mesurée sur des intervalles de temps beaucoup plus courts qu’une année. Il est essentiel de bien distinguer les entrées et les sorties de ce statut particulier d’emploi parce que les raisons et les circonstances de ces deux types de transitions ne sont pas nécessairement les mêmes. Notre démonstration s’appuiera sur l’analyse de tables d’extinction appliquées aux panels 1 et 2 de l’EDTR pour la période 1993-1998.

Contexte

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Sociologie et anthropologie
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Thème du communication :

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