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Résumé du colloque
On recherche vainement, dans les manuels thomistes, une explication satisfaisante de la définition aristotélicienne de la nature (Phys., L. II, c. 1, 192b20). La principale lacune provient d'une mauvaise intelligence d'un élément de cette définition: "premièrement". En effet, l'interprétation qu'en donne Jean de Saint-Thomas (Curs. Phil., T. II, I P., Q. IX, A. 1) selon laquelle "premièrement" signifie que la nature est un principe substantiel est la plus communément acceptée. Mais alors la définition s'applique aussi bien à l'âme qu'aux formes des éléments. Comment, dans ces conditions, affirmer que la nature est déterminée ad unum? Comment aussi l'opposer à l'âme? L'explication de saint Thomas, ignorée, semble-t-il, depuis Jean de Saint-Thomas, élimine ces difficultés. "Addit (Aristoteles) primum, quia natura etsi sit principium motus compositorum, non tamen primo (In II Phys., 1, 2)". En effet, la définition est ainsi restreinte aux corps les plus simples, aux éléments. Par suite, seule la forme des éléments est purement naturelle, purement nature.
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