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La distance énonciative dans le discours journalistique

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Gilbert Rodrigue

Résumé du colloque

Notre étude porte sur la notion de distance énonciative. Nous considérons essentiellement deux classes de phénomènes de distance énonciative. La première sera constituée de phénomènes que l'on nommera endodistanciés. Ils regrouperont des éléments tels les adverbes marquant la certitude, la probabilité, etc., ces énoncés avec subordination comme par exemple «il est probable que...», «il est certain que...». Autre phénomène qui emporterait la distance énonciative selon son propre discours (degré de certitude, de probabilité, etc.). La seconde sera constituée de phénomènes que l'on nommera exodistanciés. Ils regrouperont les énoncés tels les expressions «je crois», «semble-t-il», «il me semble que», «je pense que...», «je vous assure», indirect, les adverbes marquant la certitude (probable, etc. je vous ai dit...). Ces phénomènes marquent la distance entre le locuteur et le sédiment de leur énonciation ou son énonciation propre. Le critère syntaxique nous permettra de classer les phénomènes selon la sorte de continuum ou de perspective par rapport d'hypothèse que l'un a marqué de distance et implique graduellement dans son propre discours un degré de certitude et de nécessité dans certains cas. Seront donc considérés dans l'analyse aussi bien des adverbes comme probablement, certainement, etc., qui sont des marqueurs d'endodistanciation intégrés ou détachés syntaxiquement que des structures complément détachées comme le discours rapporté (marqueur exodistanciés). Nous tenterons d'étayer cette hypothèse sur un corpus de textes journalistiques (restant en tous ses sortes—chroniques culturelles, éditoriaux, fait divers) se retrouvant dans trois quotidiens (Le Devoir, Le Journal de Montréal et La Presse). Plus précisément, le corpus est constitué de 36 chroniques culturelles (12 pour chacun des quotidiens), 36 faits divers (également 12 par quotidien) et 24 éditoriaux (Le Journal de Montréal n'ayant pas de pages éditoriales mais de chroniques d'opinion). Nous ferons donc des observations des différences distributionnelles des phénomènes observés avec certains éléments d'analyse contextuelle (structure des occurrences) contextuelles dans la finale énonciative d'un sous-segment, indirectes ou énonciateurs de qui on rapporte le discours, etc.).

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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Titre du colloque :

Linguistique

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