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La douleur de Descartes à Spinoza : évolution et transformations d’un concept

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Syliane Malinowski

Résumé de la communication

Les sensations et sentiments, chez Descartes, sont essentiels non pour leur valeur de vérité, qui est toujours difficile déterminer à cause de leur confusion intrinsèque, mais pour leur utilité pour la conservation du corps. Plus encore que le plaisir, la douleur représente chez Descartes une indication naturelle fondamentalement fiable de notre nature sensible et de ce qui est bon ou néfaste à notre survie. La plupart des successeurs de Descartes maintiennent pour la douleur ce statut d’indicateur de notre adaptation au monde environnant, quitte, comme Malebranche, à lui accorder une place absolument prépondérante sur le plan de la détermination de nos actions. À l’inverse, on assiste chez Spinoza à une disparition presque complète de cette notion. La douleur est remplacée par l’affect dans sa fonction d’indice de notre état physique par rapport au monde extérieur, affect que Spinoza qualifie de « tristesse » en tant qu’il est l’expression d’une baisse dans notre puissance essentielle. Mais la tristesse recouvre-t-elle exactement la même chose que la douleur? A-t-elle la même fonction, la même fiabilité? Et que signifie la dissolution de ce concept pour expliquer, ce qui, chez Descartes justement, se rapprochait le plus du concept de conatus spinoziste ?

Résumé du colloque

Il peut être intéressant de noter la participation au colloque de l'un des plus grands spécialistes internationaux de la pensée de Descartes, M. Daniel Garber (Princeton University).

Contexte

news icon Thème du colloque :
Descartes et ses critiques
host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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Titre du colloque :

Descartes et ses critiques

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