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La fabrication littéraire : Roland Barthes sur Camille Laurens et Marie Darrieusecq

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Sophie Létourneau

Résumé de la communication

La rentrée littéraire de l'automne 2007 a été marquée par la publication d'un brulôt signé Camille Laurens : "Marie Darrieusecq ou le syndrome du coucou". Lors d'une lecture de Tom est mort, Camille Laurens a pris connaissance du dernier livre de Marie Darrieusecq dont la matière ne lui rappelait que trop le témoignage qu'elle avait livré de la mort de son propre fils, Philippe. Darrieusecq a donc été accusée de "plagiat psychique" pour l'élaboration de sa fiction. Parce que ce débat met en cause la propriété (et l'appropriation) de la matière mémorielle, que la notion de "plagiat psychique" implique le vol d'une identité fondée sur la mémoire plus encore que sur l'imaginaire, Philippe, Tom est mort et les articles dans lesquels ce débat s'est écrit et commenté nous permettront d'étudier l'économie du don, du partage et du vol de mémoire dans une persective que nous voudrons barthésienne. Roland Barthes, en effet, rattachait l'écriture au souvenir, le souvenir à la perte, et la perte au roman, qui donnerait forme au deuil, à la séparation, à la perte dans un "procès intégrateur", une intégration qui s'étendrait au lecteur.À la lumière de la pensée de Barthes sur le roman, on verra que l'enjeu à juger dans ce débat n'est pas celui du vol mais du don, de la création. Aussi, on se posera la question : Marie Darrieusecq a-t-elle écrit un livre grâce auquel la mémoire se crée ?

Résumé du colloque

Mis sous le signe de la pluridisciplinarité, notre colloque sera l’occasion d’un dialogue entre des spécialistes provenant de deux secteurs de recherche : les sciences sociales et humaines d’une part (études cinématographiques, études littéraires, histoire de l’art, études culturelles et médiatiques) et les sciences de la santé d’autre part (psychopathologie et ethnopsychiatrie).

Contexte

host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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