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Résumé du colloque
Les écrivains critiques d'art du XIXe siècle ont souvent évoqué, devant les toiles qui leur semblaient les plus réussies, l'idée que la peinture, aux limites de sa performance, atteignait presque la poésie, ou la musique, à tout le moins qu'elle deviendrait poésie ou musique si, de cette limite, elle pouvait aller plus loin. La question de la frontière entre les arts est au cœur de l'esthétique moderne qui en est une du décentrement et des correspondances. Chez les poètes, l'issue la plus souvent entrevue, l'art perçu comme à la fois le plus contigu et le plus «prolongeant» est la musique (Verlaine, Apollinaire). Qu'en est-il de la prose et plus précisément du roman, surtout quand on sait l'interrogation constante qu'ont menée les romanciers, de Balzac à Proust, autour de cet «autre art» qu'est la peinture, par le commentaire, la description, l'intrigue? Les romanciers conçoivent-ils, pour leurs propres œuvres, un mouvement analogue de passage, ou de métamorphose, qui consisterait à conduire la littérature (en l'occurrence le récit) hors de son domaine, hors de son «cadre»? Nous souhaitons poser l'hypothèse que le roman tend à un passage vers la peinture, plus exactement vers la temporalité de la peinture, entre instantanéité et durée, entre fragment et totalité, et ce dans une tentative d'atteindre ce que nous pourrions bien appeler un «comble de l'art».
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