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La Gnose comme révolution culturelle et religieuse

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Edmond Robillard

Résumé du colloque

Ce qui rend difficile l'intelligence de la Gnose est le fait qu'elle est, non pas l'affirmation, mais la négation de quelque chose. Plutôt qu'une religion, elle est une anti-religion; plutôt qu'une science, elle est une anti-science et une anti-philosophie. Au plus profond d'elle-même, elle est la négation de la transcendance d'un Dieu personnel et de la signification valorisée du monde extérieur, au nom de l'absolu de la conscience et du Moi divinisé. La Gnose propose un salut que l'homme - l'âme - trouve en lui-même et non lui seul, au prix d'une extase, qui signifie, à la limite, le renoncement à toute identité et personnalité et la dissolution dans l'universelle énergie de la Matière et du Cosmos. Le parfait modèle d'une Gnose est le Bouddhisme et toutes les Gnoses que nous connaissons aujourd'hui ne sont que des transformations et adaptations du Bouddhisme. La Gnose, en effet, s'accommode et se dissocie aussi bien de toute institution et de tout système objectif, n'en retenant que ce qui favorise l'élaboration de ses mythes. Pour cette raison, elle n'a pas de plus grand adversaire que le judaïsme, et le christianisme, dont la foi en un Dieu libre et personnel nie l'affirmation fondamentale du système gnostique. La raison pour laquelle l'Église catholique en particulier a toujours combattu la Gnose est en négation de la Grâce, du Péché, de l'Incarnation et du salut en Jésus-Christ : divine personne.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Sciences religieuses
host icon Hôte : Université Laval

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Titre du colloque :

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