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La légitimité du français québécois

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Hélène Cajolet-Laganière

Résumé du colloque

Le français québécois pose le problème d’une nouvelle variété à l’intérieur d’une langue qui n’a souffert jusqu’ici aucun écart par rapport à la norme, variété qui doit définir son existence par rapport à la norme française et par rapport à son américanité. Jusqu’à un présent récent, qui se perpétue encore chez une majorité de Québécois et même chez certains linguistes, le français québécois est composé de mots français, et d’autre part, d’écarts ou particularismes dont il faut évaluer l’acceptabilité en fonction de la norme telle que décrite dans les dictionnaires français. Nous nous proposons, dans le cadre de cette communication, d’expliciter les principaux facteurs qui fondent la légitimité d’une langue reconnue comme variante nationale (critères démolinguistique, historique, idéologique, culturel et linguistique) et de voir comment ces critères s’appliquent à la variété québécoise. À l’aide d’un corpus de textes sociopolitiques de niveau formel, et même soutenu, écrit par une partie de l’élite intellectuelle québécoise, nous démontrerons qu’il ne s’agit pas de simples écarts ou particularismes, mais bien d’une portion importante de vocabulaire actuellement absent du français de référence (mots, sens, coocurrents, expressions, etc.). L’emploi de ce vocabulaire servant à décrire le fondement même de notre identité québécoise dans des écrits soutenus et valorisés par l’élite québécoise vient confirmer sa légitimité.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

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