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La littérature africaine des années 80 : les tendances nouvelles du roman

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Josias Serumaga

Résumé du colloque

Dans une perspective socio-historique, ce travail fait le point sur des faits littéraires les plus significatifs de la décennie. De façon spécifique, la discussion se concentre sur le roman. Si on situe cette période dans l'ensemble de l'histoire littéraire de l'Afrique, trois faits sont à retenir. D'abord, le pouvoir reste le thème récurrent chez les romanciers comme dans les années 50-60 et 70. Cependant, les écrivains comme Sony Labou Tansi, Mudibe, Fantouré, Monenembo, Henri Lopes, Adiaffi - pour ne citer que ceux-là - s'essaient plus à peindre la scène politique qu'à proposer des valeurs de remplacement comme le faisaient leurs aînés. Le roman se veut donc plus politique et engagé, avec une plus grande conscience de l'impact que l'écrivain exerce sur le monde qui l'entoure. Second aspect à considérer est donc l'interrogation sur l'écriture elle-même. Ici, il est question de liberté individuelle et collective, une liberté qui se veut sans rapport au pouvoir. L'écrivain ne se perçoit plus comme le héraut du peuple. C'est pourquoi, dans les années 80, le roman africain est plutôt anti-héros. Finir le discours affirmatif et identitaire des années précédentes, c'est désormais exposé à toutes les situations réelles et imaginaires. Les écrivains traitent de l'absurde, de l'humain conditionné en général. Le troisième aspect concerne justement cette écriture plurielle, différente et multiple où de nouveaux genres romanesques apparaissent notamment le roman policier et le roman féminin. En somme, le roman africain des années 80 connaît beaucoup de formes et ses ruptures avec les décennies précédentes se sont surtout au niveau de l'écriture.

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke

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