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La littérature des prisons au Maroc : écrire pour survivre, pour comprendre, pour témoigner

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Marguerite Rollinde

Résumé du colloque

Cette intervention portera sur l’abondante littérature carcérale marocaine, publiée sous forme de témoignages, de romans, de poèmes, voire de bandes dessinées, en partant des premiers textes sortis clandestinement de la prison dans les années 80 jusqu’aux écrits plus récents publiés après l’ouverture des prisons. Au-delà du témoignage sur les « années de plomb » du régime de Hassan II pour que les générations suivantes sachent ce qui est arrivé, pour pouvoir tourner la page et recommencer à vivre, cette littérature tente de comprendre comment un système en arrive à soumettre tant d’hommes et de femmes à la souffrance au point de les amener à renoncer à leur identité humaine. Mais, peut-être plus que tout cela, l’écriture est là pour découvrir : « la manière dont un homme précipité du jour au lendemain dans une situation qu’il n’avait pas prévue ou qu’il n’avait simplement pu imaginer, arrive progressivement à l’humaniser de ses propres valeurs, à l’organiser au point d’y introduire une certaine rationalité, bref à briser les ressorts de la machine carcérale réputée infaillible… », comme l’écrit Abdellatif Laabi du fond de sa prison, dans La brûlure des interrogations, L’Harmattan, 1985.

Contexte

manager icon Responsables :
Christiane Kègle
host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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