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La logique du temps en archéologie

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Daniel Chevrier

Résumé du colloque

Le contrôle du temps en archéologie reste encore l’apanage des sciences exactes ou historiques et non de méthodes originales développées par l’archéologie. Pourtant le temps est le phénomène fondamental à la source même de l’existence de l’archéologie. L’archéologie moderne est toujours à la remorque des concepts évolutionnistes linéaires : au début, il y a le vide, le progrès suit inexorablement la « flèche du temps ». Le concept de site éponyme concrétise la notion d’espace-temps en résistant par une désignation la variable temporelle et spatiale des manifestations culturelles. Le site n’est qu’un lieu et ne représente qu’un moment mais il devient le représentant d’une période et d’un espace. Le concept se concrétise donc portions de site pour les générations futures d’archéologues concrétise la mainmise des sciences exactes sur la méthodologie archéologique au détriment de la variable culturelle puisque les empreintes de nouveaux moyens mais dégradées et vestiges laissés au pas du temps le matériau archéologique subit une translittération : plus on s’éloigne dans le temps et plus, donc, sont les populations contemporaines, plus l’objet archéologique devient un objet de l’archéologie et de sa culture plutôt qu’un objet heuristique relié à une société humaine. L’archéologie ne pourra devenir autonome qu’en développant d’autres propres de compréhension du changement.

Contexte

news icon Thème du colloque :
La construction sociale du temps
host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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Titre du colloque :

La construction sociale du temps

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