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La mémoire comme perte

JL

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Jean-Marc Larrue

Résumé de la communication

Dans son essai retentissant sur la sociologie du théâtre, Jean Duvignaud redessine le contour de ces ombres collectives qui nous hantent et qui prennent forme sur nos scènes et nos écrans. Paradoxalement rassurantes, en dépit de leur – fréquente - monstruosité, ces « ombres » contribuent au sentiment d’appartenance àune collectivité, àla définition d’une identité, àla construction historique. Mais qu’en est-il de ces autres interpellations autrement déroutantes de la mémoire, individuelle celle-là, que provoquent certains spectacles ou événements qui ont pour effet d’isoler l’individu (spectateur-auditeur) de son groupe et de brouiller ses repères envers les autres comme envers lui-même : soit que le spectacle lui fasse prendre conscience de son manque de mémoire (mémoire déficiente/mémoire fourvoyée) soit qu’il lui révèle ses limites réceptives (lors de la réexpérimentation d’une “uvre déjàconnue) ? Les questions soulevées sont nombreuses, je veux en examiner trois àla lumière de trois expériences spectatoriales distinctes : Comment se souvenir qu’on a oublié sa propre expérience réceptive ? Comment se souvenir qu’on ne s’est pas souvenu ? Comment ne pas se souvenir ?

Résumé du colloque

Mis sous le signe de la pluridisciplinarité, notre colloque sera l’occasion d’un dialogue entre des spécialistes provenant de deux secteurs de recherche : les sciences sociales et humaines d’une part (études cinématographiques, études littéraires, histoire de l’art, études culturelles et médiatiques) et les sciences de la santé d’autre part (psychopathologie et ethnopsychiatrie).

Contexte

host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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