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La nation ne tombe pas du ciel : sur les rapports structurants des nationalismes en concurrence. Les cas de la Belgique et du Canada

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François Rohcer

Résumé du colloque

Un des problèmes récurrents de la théorie et des réflexions philosophiques portant sur le nationalisme réside dans le fait que ce phénomène est étudié comme processus endogène. La « nation » est souvent objectivée comme une donnée qui, bien que dynamique, se développe de manière relativement autonome, sans nécessairement prendre en compte que le sentiment national des uns est souvent le fruit d’une collision avec un autre sentiment national qui cherche soit à nier le premier, l’absorber ou le reconfigurer en fonction de ses propres intérêts. Bien qu’il soit indispensable de tenir compte des rapports de force socio-politiques qui président au développement du nationalisme au sein de chaque espace politique, il importe aussi de prendre en considération le caractère dynamique de la construction des nations. Notre analyse portera sur les cas de la Belgique et du Canada. Pour ce qui est de la Belgique par exemple, le régionalisme wallon est le produit du nationalisme flamand et le régionalisme bruxellois est celui du régionalisme wallon. Les forces inverses moins importantes. Pour ce qui est du Canada par ailleurs, le nationalisme québécois s’est transformé au fur et à mesure qu’a émergé un nouveau discours et de nouvelles pratiques étatiques visant à renforcer un certain nationalisme canadien. De plus, le nationalisme québécois a eu, et a toujours un effet sur le nationalisme autochtone et le régionalisme dans l’ouest qui n’est pas sans rappeler une dynamique semblable en Belgique.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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