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La notion aristotélicienne de matière a-t-elle un sens aujourd'hui?

MG

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Maurice Gagnon

Résumé du colloque

Les épistémologues et scientifiques contemporains renoncent à tenter de dire ce qu'est la matière. Selon Michel Serres, la question "est trop énorme": aucun livre scientifique ne comportait le mot matière dans son titre après le début du XXe siècle; et "la science interroge le monde avec un langage qui n'a fait qu'évacuer le mot matière". Selon Bernard d'Espagnat, la science moderne, en cherchant ce qui est permanent, a produit "une forme de dématérialisation de la matière" en la géométrisant. C'est ici que la notion aristotélicienne de matière devient utile, à la condition de la délester du réalisme trop lourd dont la charge Aristote. L'indétermination n'est pas nécessairement une propriété de la matière en soi, mais de la matière telle que connue par nous, et cette indétermination est possiblement due au moins en partie aux limites de nos appareils scientifiques. La notion de pure puissance se fait d'ailleurs présente à l'intérieur même de la pensée d'Aristote qui y puise sa puissance de manière implicite. Mais il est vrai que la matière nous apparaît toujours comme ce qui est indéterminé, ce qui est indéterminable, mais qui se présente toujours sous des formes et des apparences différentes.

Contexte

Section :
Philosophie
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Philosophie
host icon Hôte : Université de Moncton

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